Bénévole chez Droit Pluriel, pourquoi pas vous ?

Illustration d'un réseau de personnes


Être bénévole, oui, mais pourquoi ?


En France, 13 millions de personnes ont décidé de s’engager au sein d’une association. Mais quel intérêt ?


La plupart des bénévoles s’engagent pour des raisons personnelles, une satisfaction de se rendre utile, de répondre à des besoins de société, à travers diverses préoccupations (francebénévolat) :

  • Défendre une cause,
  • Faire respecter ses droits et ceux des autres,
  • Rencontrer des personnes partageant les mêmes convictions


L’engagement de nos bénévoles fait partie de la vie de notre association.

C’est grâce à leur soutien, leur engagement, que nous avons pu mettre en œuvre nos projets et participer à une véritable révolution culturelle. En effet, nos bénévoles, concernés de près ou de loin par  par la création une société inclusive, sont plus que jamais indispensables. Nous ne leur dirons jamais assez MERCI.

Alors, pourquoi pas vous ?


Être bénévole chez Droit Pluriel, c’est quoi ?


Vous engager auprès de Droit Pluriel, c’est aujourd’hui, un moyen de faire entendre votre voix sur la question de l’accès au droit des personnes en situation de handicap. C’est aussi un moyen de militer et de faire barrage aux préjugés et aux freins que les citoyens en situation de handicap peuvent rencontrer pour exercer leurs droits. C’est ensemble et maintenant que nous pouvons créer une justice équitable !


Devenir bénévole pour notre association, c’est également le moyen de légitimer nos actions et de prouver que notre combat n’est pas vain, qu’il a du sens !

  • Créer une justice accessible à tous est le fruit de nombreuses démarches. Le résultat d’un long parcours. Ce parcours, nous l’avons traversé avec la bienveillance et la cohésion de toute l’équipe de notre association.

  • Nous sommes en train de renverser des concepts et des théories durablement inscrits dans notre société. Encourageons alors nos politiques publiques à traiter cette question dans les plus brefs délais.


Participez-vous aussi à ces actions et continuons ensemble les actions menant vers une véritable prise en considération de tous les citoyens.


Mais être bénévole chez Droit Pluriel c’est aussi faire partie d’une équipe motivée, dynamique et souriante ! 


Être bénévole chez Droit Pluriel c’est être accompagné par les membres de l’équipe, de l’intégration à la mise en œuvre des actions.

C’est aussi agir selon ses envies, ses compétences, ses besoins et ses disponibilités. Nous nous adaptons à chaque bénévole. Nous partons du principe que votre engagement est déjà une grande avancée.


Découvrez les témoignages de nos bénévoles !


Bien sûr, du bénévolat … ce sont nos bénévoles qui en parlent le mieux !


Voici ce que dit Anne Laure de son expérience de bénévolat chez Droit Pluriel : “Ergothérapeute de profession, je travaille en établissement de soins auprès d’une patientèle variée mais toujours en situation de handicap.

Je me suis engagée en tant que bénévole chez Droit Pluriel car j’étais trop heureuse de trouver de l’épanouissement auprès d’une association qui œuvre contre les préjugés liés au « handicap » et contre les inégalités d’accessibilité au droit, même si le droit n’est pas du tout mon domaine.

Les membres actuels de l’association sont tous résolus à atteindre, ensemble, leurs objectifs. Concernant mes rapports avec eux, ils sont aussi bienveillants qu’arrangeants, me permettant de choisir mes moyens aidants et d’organiser mon temps à leur consacrer comme je le souhaite.

En étant bénévole chez Droit Pluriel, je leur apporte mes compétences quelles qu’elles soient (acquises durant ma formation d’ergothérapeute, du terrain, ou autres). Je trouve vraiment que les projets réalisés et en cours de Droit Pluriel sont de vrais moteurs pour la société.

Alors, comment ne pas les y aider tant que je le peux ?”


Anne, elle, aime être au cœur des activités de l’association : ” En tant que bénévole, je m’occupe de répondre aux courriers des lecteurs, je participe également à différentes missions de l’association. J’interviens un jour par semaine. Grâce à la réunion hebdomadaire de l’équipe je parviens à suivre ce qui se passe même en mon absence. L’équipe est très variée ce qui est une grande richesse et permet à chacun de trouver sa place et de s’investir.”


Nous n’oublions jamais d’être à la disposition de nos bénévoles pour toute question ou tout besoin. Nous sommes ravis de pouvoir compter les uns sur les autres et nous sommes impatients de compter de nouveaux bénévoles au sein de notre équipe.

Alors, rejoignez-nous !

Écrivez à staff@droitpluriel.fr

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Parents handicapés face à la justice : le parcours du combattant

La projection débat de "Parents à Part Entière !" à la Maison des Avocats de Lyon, le 17 juin 2019.

« Si vous ne voyez pas ce que j’ai dans la main, vous ne pouvez pas avoir la garde de votre enfant » a affirmé la juge aux affaires familiales à Mickael.

Ce témoignage édifiant est extrait de « Parents à part entière », documentaire dont Droit organise la tournée dans les Ordres d’Avocat en France.

Nantes, Lyon, et Paris ont déjà accueilli cette soirée qui permet la rencontre entre professionnels du droit et personnes aveugles. Au total, 12 projections seront organisées sur l’année 2019 : autant de soirées qui permettront de faire tomber les préjugés sur la parentalité des personnes handicapées.

Ce projet fait émerger des témoignages que nous recevons depuis le début de la tournée. Il était urgent de donner la parole aux parents confrontés à une justice qui a du mal à les croire capables du fait de leur handicap.

S. a témoigné à Lyon. Son combat pour conserver la garde de ses enfants au cœur d’une machine judiciaire qui n’avait jamais envisagé son rôle de parent    « Lors de mon divorce, j’ai dû prouver, certificat après certificat, que je donnais à manger à mes enfants, que je les lavais, que je les emmenais chez le médecin quand ils étaient malades, que j’étais une mère, responsable et aimante. Aveugle et mère, j’ai dû prouver que c’était possible.  Et j’ai gagné : j’ai obtenu la garde partagée. Malgré les attaques de l’avocat de mon ex-mari, qui instrumentalisait ma cécité, j’ai gagné la confiance de la justice. Huit ans plus tard, le père des enfants a voulu m’atteindre en réclamant la garde exclusive. Les enfants allaient très bien, leurs résultats scolaires étaient excellents, il n’y a eu aucun souci pendant ces huit années. Pourtant, devant le juge, j’ai du à nouveau prouver que j’étais capable. Ces mêmes certificats humiliants m’ont été réclamés. »

Les parents handicapés racontent ces expériences d’une justice traumatisante qui présuppose leur incompétence parentale. C., atteinte d’un trouble d’élocution, raconte comment à aucun moment de la procédure, on s’est adressée à elle. Comment, enfin, son avocate, un peu gênée, lui a demandé de fournir un certificat médical prouvant que son état psychiatrique était compatible avec la garde de son fils. « J’ai des difficultés à prononcer les mots suite à mon AVC, c’est tout. Quel rapport avec la psychiatrie ? »

V., elle, est sommée de fournir des certificats médicaux prouvant que l’évolution de son cancer ne l’empêche pas de s’occuper de ses filles.

« Si un jour, ma maladie met en danger mes enfants, je saurais prendre les mesures nécessaires, je n’aurais pas besoin de l’injonction d’in juge. »

Il faut le répéter encore et encore : on peut être aveugle, sourd, en fauteuil, autiste … et être parent !

Nos partenaires sur la tournée du documentaire “Parents à Part Entière !’ dans les Ordres d’Avocats en France.
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Lancement de la Tournée “Parents à Part Entière !”

Affiche de la tournée "Parents à Part Entière"

L’association Droit Pluriel organise une tournée nationale de “Parents à part entière !” , un documentaire pédagogique sur l’accès à la justice des parents aveugles.

Ces soirées permettront de créer un dialogue entre les professionnels du droit, les avocats et les personnes concernées par le handicap visuel.

Ce projet est né d’un partenariat entre l’association Droit Pluriel et le Conseil National des Barreaux.
Le projet est soutenu par l’UNADEV et le Fonds de dotation Lucie Care.


Parents à part entière !

Ce documentaire de 26 minutes diffusé pour la première fois le 6 novembre 2017 sur France 5 dans l’émission “À Vous de Voir” a été réalisé par la juriste non voyante Anne-Sarah Kertudo.

Il évoque la situation des parents aveugles confrontés à la justice. Son approche pédagogique démontre l’importance de lever les tabous, de comprendre le handicap afin de construire ensemble une justice équitable.

Douze soirées de rencontres et d’échanges

  • Nantes / Maison des Avocats / 5 juin 2019 / 18h30
  • Lyon / Maison des Avocats / 17 juin 2019 / 18h00
  • Paris / Maison de la Mutualité / 28 juin 2019 / 18h00
  • Nanterre / 2 juillet 2019
  • Caen / 26 septembre 2019
  • Perpignan / 3 décembre 2019
  • Bordeaux / École Nationale de la Magistrature / date à venir
  • Marseille / date à venir
  • Lille / date à venir
  • Toulouse / date à venir
  • Strasbourg / date à venir
  • Pau / date à venir

Retrouvez tous les évènements et informations complémentaires sur la page Facebook de Droit Pluriel.

Les projections seront suivies d’un débat faisant intervenir professionnels de la justice et personnes concernées par le handicap visuel.

Elles se dérouleront dans les Ordres d’Avocats de douze villes de France: Bordeaux, Caen, Lille, Lyon, Nantes, Paris, Pau, Perpignan, Marseille, Strasbourg et Toulouse. À Bordeaux, la projection se tiendra à l’École Nationale de la Magistrature

Ces moments seront pour les personnes concernées l’occasion d’interroger, de témoigner et d’être rassurées sur l’effectivité de leurs droits, et pour les avocats de mieux appréhender les difficultés de ces justiciables et les moyens d’y répondre. Ces rencontres feront intervenir à chaque fois des personnalités caractérisant l’engagement de la justice sur l’égalité des droits : bâtonnier, président du tribunal, élus locaux, artistes, responsables associatifs et justiciables concernés. La soirée se conclura par un cocktail convivial.

Partenariat

Droit Pluriel pilote le projet en associant, sous l’impulsion du Conseil National des Barreaux, les Ordres de chaque ville partenaire.

Le Conseil national des barreaux est un établissement d’utilité publique, qui, depuis 1992, représente l’ensemble des avocats de France. Il a reçu de la loi des missions spécifiques qui régissent l’organisation de la profession. Christiane Feral-Schuhl préside cette institution depuis 2018.

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Les commandos de l’Accessibilité

Petit état des lieux

L’association Droit Pluriel et la commission accessibilité de l’ordre des avocats du barreau de Paris, ont organisé ce 28 février 2019 un « commando de l’accessibilité » au nouveau Tribunal de Paris pour évaluer l’accessibilité du bâtiment aux personnes en situation de handicap.  

Commandos de l’accessibilité : Droit Pluriel, association ayant pour objet de rendre la justice accessible à tous, la commission accessibilité de l’Ordre des Avocats (des avocats dont certains en situation de handicap : Me Maxime Eppler, Me Elisa Rojas, Me Dominique Bréard, Me Benjamin Pitcho, Me Alexis Ridray).

C’est quoi l’accessibilité ?

C’est la possibilité pour tous d’avoir accès à tout. Le handicap ne doit pas empêcher un individu d’entrer, de se déplacer ou d’exercer ses droits. Cette égalité de tous est garantie dans les textes internationaux et dans la loi du 11 février 2005

C’est quoi l’accessibilité vivante ?

L’accessibilité ne consiste pas simplement à investir dans des rampes d’accès, des inscriptions en braille ou des boucles magnétiques pour les malentendants : encore faut-il que ces outils soient opérationnels et que leur existence et leur fonctionnement soient connus des personnels du tribunal

Quelques points de vigilance

Au cours de nos repérages, parmi les points à améliorer, nous avons noté :

  • De l’entrée aux toilettes : des portes extrêmement lourdes
  • La table d’orientation (RDC) : trop haute et pas suffisamment inclinée pour une personne en fauteuil / sans dispositif audio pour une personne aveugle et mal voyante
  • Un système d’audioguidage créé, mais qui ne fonctionne pas (Aurizone)Des boucles magnétiques installées, mais qui ne fonctionnent pas
  • La visio interprétation (service d’interprète en langue des signes en ligne) inexistante
  • Un panneau d’affichage des audiences unique, très en hauteur, dont la taille des caractères est trop petite, et dont le défilement est trop rapide
  • Une architecture générale à risque dans un contexte chargé émotionnellement
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Vers la fin de pratiques notariales discriminantes

Par Kim-Khanh PHAM, doctorant en droit public

L’invocation spontanée le 5 avril dernier sur les ondes d’une radio du service public des termes « sourd » et « aveugle » par le Premier ministre en exercice pour discréditer les arguments de ses contradicteurs[1] révèle la persistance d’une parole publique qui, à tout le moins, ne s’emploie pas à favoriser la citoyenneté des personnes handicapées et leur participation au débat politique.

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«L’obligation d’aménagement raisonnable à l’égard des salariés handicapés»

Interview de Fabienne Jégu, Conseiller (expert handicap).

Mission expertise du Secrétariat Général chez le Défenseur des droits.

 

L’une des mesures phares de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005, en matière d’emploi des personnes handicapées, est l’obligation d’aménagement raisonnable à laquelle sont désormais tenus tous les employeurs du secteur public comme du secteur privé [1].

[1] Article L. 5213-6 du code du travail et article 6 sexies de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant statut général des fonctionnaires

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Personnes sourdes en prison, quelle justice?

Longtemps dénoncées, les conditions de détention des personnes sourdes ont été à nouveau mises sur le devant de la scène avec la décision du Défenseur des droits de 2013[1].

En effet, dans les années 1990, Anne Bamberg avait déjà souligné la situation difficile des personnes sourdes en prison[2]. À l’époque, elle avait constaté : « (…) d’une part le problème de la langue et d’autre part le vécu au quotidien du handicap que créé la déficience auditive »[3]. Malheureusement, aucune avancée juridique n’a suivi ses observations.

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Surdité, schizophrénie et prison : le cas de Nicolas* (par Benoît DAVID, juin 2016)

En février 2013, j’ai été contacté pour défendre en appel un jeune majeur, sourd qui avait été condamné à 10 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Cher alors que le parquet n’avait demandé « que » 5 ans.

Nicolas est sourd depuis sa naissance. Ce n’est qu’à l’âge de deux ans que son handicap fut constaté. Jusqu’à cet âge, aucun médecin n’avait pu le diagnostiquer. Comme pour beaucoup de sourds, il fut tenté un appareillage auditif. Durant cette période sa famille avait interdiction de s’exprimer avec lui autrement que par la parole « pour qu’il se force à entendre ! ». Bien évidemment, l’appareillage fut un échec : cela ne pouvait fonctionner. A 4 ans, Nicolas n’avait pu développer qu’un langage ombilical avec sa mère, langage fait de mimes et de cris.

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